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Loxapine (Loxapac®)

Loxapine (Loxapac®)


Fiche réalisée par les Pharmaciens Hospitaliers du réseau PIC. selon les recommandations de la Haute aurtorité de Santé (HAS).


Fiche signalétique

Classe thérapeutique : Neuroleptique.

Famille : Neuroleptiques conventionnels (dibenzo-oxazépines).

Laboratoire : EISAI.

DCI(1) Médicament d’origine Comprimés - gélules Gouttes Injectables(2)
Loxapine Loxapac® cp à 25 mg blanc

cp à 50 mg bleu

cp à 100 mg bleu
25 mg/ml
1 mg = 1 goutte
50 mg/2ml
(1) Dénomination commune internationale.
(2) Réservés à un usage hospitalier

Quel bénéfice pouvez-vous attendre de votre médicament ?

Loxapine est un neuroleptique. Il a une action antipsychotique.

Ce médicament vous a été prescrit pour améliorer des troubles psychotiques (schizophrénie et autres troubles).

Dans certains cas, ces troubles se traduisent par des symptômes tels que : entendre, voir ou sentir des choses qui ne sont pas perçues par d’autres personnes (ce sont des hallucinations), être envahis par un excès d’idées, de peurs ou d’angoisses importantes, de croyances, de suspicions (délires).

Dans d’autres cas, les troubles se manifestent par un isolement volontaire, des habitudes de vie décalées créant des difficultés à communiquer avec son entourage, ou au contraire, être trop exubérant.

Conservez votre médicament dans son étui et à l’abri de la lumière et de la chaleur. Ne le laissez pas à la portée des enfants.


Comment prendre votre médicament ?

Il doit être pris chaque jour, à heure régulière, en respectant les posologies prescrites sur votre ordonnance.

Vérifiez bien le dosage des comprimés ou la quantité de gouttes que vous a prescrit votre médecin.

Avalez les comprimés et les gouttes avec un grand verre d’eau, en position assise ou debout.

Si vous jugez le goût des gouttes amer, vous pouvez rajouter quelques gouttes de sirop dans votre verre d’eau.

Les gouttes sont comptées à l’aide de la pipette contenue dans la boîte en carton du médicament. Il est important de préparer un médicament avec son compte gouttes approprié, tenu verticalement.


Que faire en cas d’oubli d’une prise ?

Si le retard est de moins de deux heures, prenez immédiatement le médicament.

Au-delà de deux heures, sautez la prise et prenez la quantité prescrite la fois suivante : ne doublez jamais les prises.


Combien de temps prendre le traitement ?

La durée du traitement

La prise régulière du médicament conditionne son efficacité. Vous pouvez préparer un semainier pour ne pas oublier de prendre votre médicament.

Une interruption brutale du traitement vous expose à un mal-être (rebond d’angoisse, d’insomnie, contractures) dans les jours qui suivent, et à plus long terme, à une rechute.

La décision d’arrêter doit être prise en accord avec votre médecin.

Le médicament est très important car il permet d’améliorer le fonctionnement neurobiologique de votre cerveau, ce qui doit diminuer les symptômes liés à la maladie, et vous aider à renforcer vos relations et vos activités. Mais le médicament à lui seul n’est pas totalement suffisant pour votre rétablissement. Il est nécessaire de poursuivre un accompagnement psychologique, et des activités de votre choix.


Quels effets indésirables peuvent apparaître ?

La majorité des effets indésirables qui apparaissent après la prise de médicament ne sont pas graves. Ils peuvent être différents d’une personne à l’autre et plus ou moins gênants. Certains diminuent, en général, dans les premières semaines du traitement.

Il faut les connaître pour pouvoir les identifier ou les éviter et, dans tous les cas, parlez-en à votre médecin, qui recherchera une solution pour les atténuer ou les faire disparaître.

Effets Que dois-je faire ?
Mouvements involontaires (visage, bras ou jambes), contractures musculaires, crampes, tremblements Parlez-en à votre médecin, pour adapter le traitement, voire corriger ces effets.
Somnolence, fatigue Parlez-en à votre médecin pour une réévaluation du traitement. Soyez prudent(e) dans les situations qui nécessitent de l’attention.
Constipation Faites du sport, mangez beaucoup de fruits crus, de légumes verts.

Buvez suffisamment d’eau, en particulier le matin à jeûn.
Vertiges, étourdissements, malaises, en se levant Levez-vous lentement. Si vous êtes couché(e), asseyez-vous un moment avant de vous lever doucement. Ceci n’est pas dangereux, mais faites vérifier votre tension artérielle.
Troubles de la vision : vision floue Parlez-en à votre médecin.
Bouche sèche Buvez souvent un peu d’eau, sucez un glaçon. Mâchez une gomme sans sucre. Vaporisez un spray de salive artificielle.
Troubles hormonaux (perturbation des règles, écoulement de lait…) Ce n’est habituellement pas grave.

Parlez-en à votre médecin.
Troubles sexuels (diminution du désir, troubles de l’érection, troubles de l’éjaculation…) Ce n’est habituellement pas grave.

Parlez-en à votre médecin.

Que surveiller pendant le traitement ?

Le poids

Loxapine entraîne rarement une prise de poids. Pour éviter une surcharge pondérale, il convient dès le début du traitement, de surveiller régulièrement votre poids (1 fois/semaine le 1er mois, puis mensuellement), d’éviter les sucreries, les boissons sucrées, les grignotages entre les repas, et de pratiquer une ou des activités physiques.

Une prise de poids supérieure à 5 kg après trois mois de traitement nécessite une consultation diététique.

Les dents

Faites-les surveiller régulièrement car ce médicament favorise l’apparition de caries. Lavez-les, si possible, après chaque repas, et sinon au moins une fois par jour, avant de vous coucher.

La peau

En cas d’exposition au soleil, protégez les parties découvertes du corps par une crème écran haute protection.

Les signes d’alerte

Prévenez immédiatement votre médecin en cas d’apparition brutale de fièvre, forte transpiration, pâleur, rigidité musculaire ou accélération des battements du cœur.


Quelles précautions observer ?

L’alcool

La prise d’alcool est contre-indiquée, surtout en début de traitement, car elle peut entraîner une somnolence excessive, augmenter les effets indésirables, le mal-être et l’angoisse. Par la suite, une consommation très modérée est possible. Parlez-en avec votre médecin.

Les drogues

La consommation de ces produits peut favoriser une réapparition des hallucinations liées à votre maladie, de plus elle s’oppose à la réussite de votre traitement : il ne faut pas en prendre.

Les médicaments

Ne prenez pas de médicaments non prescrits par votre médecin. Demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien car ce médicament peut présenter des interactions avec d’autres médicaments courants.

Conduite de véhicules

Soyez très prudent(e) : ne conduisez pas sans l’avis d’un professionnel de santé.

Désir de grossesse

Prévenez votre médecin.


Renseignements éditoriaux

Le Psycom 75 est un syndicat inter-hospitalier qui regroupe les quatre établissements publics de santé mentale de Paris (Esquirol, Maison Blanche, Perray-Vaucluse, Sainte-Anne) et l’Association de santé mentale du 13e arrondissement (ASM 13).


Psycom 75Psycom 75

1, rue Cabanis
75674 Paris Cedex 14
Tél. : 01 45 65 30 00
Fax : 01 45 65 89 86
Internet : http://www.psycom75.org/


Comité de relecture Psycom75

Dr Clément Bonnet, Dr Gérard Bourcier, Dr François Caroli, Mme Caroline David (UNAFAM), Mme Claude Finkelstein (FNAP-Psy), Dr Christiane Santos et Dr Norbert Skurnik.

Coordination éditoriale

Aude Caria.


Psycom 75Réseau PIC

Centre hospitalier des Pyrénées
64039 Pau Cedex
Internet : http://www.reseau-pic.com/


Rédaction Réseau PIC

Laurence About, Sylvaine Berthe-Simonelli, Marie-Lise Biscay, Marie-Christine Bret, Claudine Fabre et Claire Pollet.


Cette fiche d’information a été réalisée par les pharmaciens hospitaliers du Réseau PIC (Pharmaciens – Information – Communication). Les informations délivrées sont conformes au Résumé Caractéristiques du Produit (RCP) fourni par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), et suivent les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) en matière d’information des patients.

Elle a été validée par la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (FNAPSY http://fnapsy.org/) et le Centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, Lille, France, http://www.epsm-lille-metropole.fr/).


Cette fiche est un support d’informations non exhaustif, qui doit vous permettre de parler plus largement de votre traitement avec votre médecin ou pharmacien.

Dans certains cas vous pouvez demander à votre médecin à participer à un «Atelier du médicament» animé par un pharmacien : il s’agit d’un groupe de parole qui réunit des patients prenant ce type de traitement, pour leur permettre de compléter ou d’évaluer leur connaissance du traitement et partager leur expérience.

Vous pouvez également contacter un pharmacien du réseau PIC sur le site http://www.reseau-pic.com/

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