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L’origine des troubles

Il n’y a pas de cause unique aux troubles des comportements alimentaires. Il existe des facteurs physiques, psychologiques, familiaux et socioculturels.

Sans culpabilité ni reproches inutiles et nuisibles, il convient de se poser les bonnes questions, pour tenter de voir si certains événements ont pu avoir un écho. Il faut réfléchir aux changements possibles dans l’accompagnement des soins de l’enfant ou de l’adolescent.

Des facteurs psychologiques et individuels peuvent s’exprimer dans une préoccupation particulière autour de la nourriture, l’aspect physique, les identités sexuelles.

Le contexte familial joue aussi un rôle important : mode de relation interpersonnelle, place de chacun dans la famille, accès à l’autonomie, règles éducatives…

Une vulnérabilité génétique a été prouvée par des études de jumeaux et des études familiales.

La société et la culture ont un poids important dans les idéaux de minceur qu’elles présentent, dans les conduites à risque qu’elles valorisent et la course aux performances qu’elles encouragent.

Si le pourcentage d’anorexie à l’adolescence reste stable, on constate aujourd’hui une augmentation chez les enfants, en particulier chez ces enfants trop seuls, trop responsables et soumis aux préoccupations des adultes.

Peut-on éviter les troubles des comportements alimentaires ?

Quelques conseils simples peuvent aider à prévenir ces troubles :

  • Retrouver le plaisir des courses pour des repas variés,
  • Valoriser les repas, vrais moments de rencontre et d’échange, sans se focaliser sur la nourriture prise par l’enfant,
  • Éviter de proposer aux enfants des idéaux de réussite impossibles à atteindre, ou des contraintes éducatives excessives « pour leur bien ». Les aider à assouplir leurs exigences vis-à-vis d’eux-mêmes,
  • Se méfier des idées reçues sur le plan alimentaire,
  • Éviter d’encombrer les enfants avec les difficultés alimentaires ou de poids des adultes,
  • Respecter les désirs et les choix des enfants, pour les aider plus efficacement, en favorisant leur autonomie,
  • Favoriser pour l’enfant les loisirs et plaisirs partagés avec des enfants de son âge, l’aider à ne pas s’isoler,
  • être positif dans les exigences parentales, plutôt que d’assommer les enfants de critiques.

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