Des mesures hygiéno-diététiques comportant l’arrêt de l’alcool et du tabac, la diminution de la consommation de café, la pratique régulière d’une activité physique (marche, course, natation ou cyclisme) sont recommandées dans l’amélioration des troubles anxieux.
Elle permet d’améliorer le contrôle émotionnel, de se déconnecter de son environnement et se concentrer sur soi, et d’éviter l’accumulation des tensions musculaires et psychologiques. Pour se relaxer il faut s’entraîner à se concentrer en étant détendu musculairement. La relaxation peut être associée à une thérapie comportementale.
Une psychothérapie est un traitement dont le but est le soin et/ ou la guérison par des moyens psychologiques. Elle s’effectue par des entretiens réguliers avec un psychothérapeute, individuels ou en groupe. La durée du traitement varie de quelques mois à quelques années. Elle peut être pratiquée seule ou associée à d’autres thérapeutiques (ex : prescription de médicaments).
Tous les problèmes de type anxieux peuvent en bénéficier, quelle que soit la souffrance psychique exprimée. Il existe différentes formes de psychothérapies qui peuvent bénéficier aux anxieux.
C’est une thérapie brève, validée scientifiquement, qui vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité.
Elle aide à dépasser progressivement les symptômes invalidants (rites, vérifications, stress, évitements, inhibitions, réactions agressives) ou la détresse à l’origine de la souffrance psychique. Elle se pratique sur une base de 10 à 25 séances, individuelles ou de groupe, de 30 à 45 minutes.
En cas d’anxiété associée à un trouble de la personnalité, la thérapie cognitive ou la psychothérapie analytique sont conseillées, en fonction des attentes du patient1.
Elle a pour but de faire revenir au niveau conscient des souvenirs refoulés, afin d’expliciter les conflits inconscients à l’origine des troubles. Elle est adaptée aux personnes trop anxieuses, si celles-ci sont prêtes à accepter un long travail personnel pour chercher les causes profondes de leur anxiété et le sens de leurs comportements.
Une psychanalyse dure plusieurs années, à raison de plusieurs séances de 30 à 45 minutes par semaine.
Elle a pour but de favoriser la diminution ou la disparition des symptômes et l’apparition d’une meilleure adaptation.
Elle permet de clarifier les conflits internes et de renforer les mécanismes de défense de la personne. Le thérapeute intervient plus souvent que dans la cure psychanalytique ; au cours d’entretiens en face à face.
La psychothérapie peut être brève (3 à 6 mois), en réponse à des problèmes réactionnels, ou plus longues (2 ou 3 ans), pour retrouver confiance en soi et renforcer les capacités de la personne.
L’action thérapeutique naît des relations psychologiques entre les participants du groupe. Le but est de favoriser l’expression des sentiments et des émotions pour augmenter la liberté de la personne. La thérapie de groupe permet aux participants, au fil des séances, de comprendre leurs modes de relation aux autres, d’améliorer leur confiance en soi, d’apprendre à s’intégrer à des groupes et à vivre socialement. Il existe plusieurs méthodes (psychodrame, groupes de paroles…). La thérapie dure 1 ou 2 ans, à raison de séances hebdomadaires de 1 à 2 heures.
Pour les différents troubles anxieux évoqués dans cette brochure, les médicaments peuvent, associés à une psychothérapie, pour apporter un véritable complément.
Pour les attaques de panique, on peut utiliser des benzodiazépines (anxiolytiques) et des antidépresseurs, en particulier les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine, spécifiques (ISRS type Paroxétine, Fluvoxamine) ou non (type Imipramine et Chlorimipramine), au long cours et à doses faibles ou modérées.
Pour l’anxiété généralisée, seules les benzodiazépines, la Buspirone, et un antidépresseur, la Venlafaxine LP, ont reçu l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles induisent un risque de somnolence dès le début du traitement et de dépendance à l’arrêt. Le sevrage progressif des benzodiazépines, quelle que soit leur demi vie, est recommandé, même après un traitement de courte durée3.
La prescription des hypnotiques et des anxiolytiques doit reposer sur une analyse soigneuse de la situation clinique, en cherchant à séparer ce qui relève des difficultés transitoires et des réactions à une pathologie somatique, de la pathologie psychiatrique confirmée. Elle doit être régulièrement réévaluée et tenir compte des indications de l’AMM, de la fiche de transparence et de l’arrêté du 7 Octobre 1991. Un traitement datant de plusieurs semaines ne doit pas être arrêté brutalement.
Dans le cadre de cette prescription :
Références Médicales Opposables de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS, novembre 2003, http://agmed.sante.gouv.fr/).
« Dans la prise en charge du TOC, les antidépresseurs sérotoninergiques, les thérapies comportementales et cognitives ainsi que l’association des deux traitements (médicamenteux et psychothérapeutique) ont prouvé leur efficacité et permettent d’améliorer nettement les deux tiers des patients et d’en guérir environ 20 %. Les thérapies familiales ou de groupe seraient envisagées en seconde intention.
Le traitement médicamenteux de première intention préconise la prescription des inhibiteurs de recapture de la sérotonine sélectifs (IRSS) et, dans un deuxième temps, le recours à la Clomipramine uniquement après 2 à 3 essais d’IRSS sans succès. En cas de résistance ou d’intolérance aux IRSS, une autre monothérapie peut être envisagée : les inhibiteurs de la monoamine oxydase ou la Venlafaxine. Malgré un traitement bien conduit certains patients demeurent réfractaires et peuvent faire l’objet d’une indication de neurochirurgie fonctionnelle3. »
1 - ANAES mars 2001, ibid cit. (Retour au texte.)
2 - Diagnostic et prise en charge en ambulatoire du trouble anxieux généralisé de l’adulte, ANAES mars 2001, Recommandations pour la pratique clinique (http://www.has-sante.fr/). (Retour au texte.)
3 - Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) résistants : prise en charge et place de la neurochirurgie fonctionnelle. Haute autorité de santé, Mai 2005 (). (Retour au texte.)