La thérapie comportementale et cognitive est basée sur la correction des pensées (ou cognitions) négatives et l’apprentissage de comportements nouveaux et adaptés.
Les idées fausses par rapport aux aptitudes réelles de la personne induisent souvent des conduites d’évitements, de passivité, qui empêchent le contrôle des actions et peuvent aboutir à un état dépressif ou aggraver un état psychotique.
Dans la majorité des cas, ces émotions pénibles et leurs cortèges de répercussions, ne peuvent disparaître spontanément, et durent parfois toute une vie.
Pour en comprendre les causes, et les modifier, la TCC s’appuie sur une relation thérapeutique de collaboration (l’alliance thérapeutique) et sur la motivation fondée sur les résultats.
Ces deux éléments engagent le patient à apprendre des moyens de remplacer le comportement indésirable, par des conduites plus en conformité avec la réalité.
Selon les indications thérapeutiques, ou les préférences du patient, la TCC se réalise avec un thérapeute en individuel ou en groupe. Ce dernier type de thérapie semblant obtenir de bons résultats à long terme, grâce à sa plus grande capacité à provoquer des changements cognitifs entre les différents participants.
Lors de la première rencontre, le thérapeute cible le trouble et explique son diagnostic.
En fonction du problème à traiter, de sa complexité et du but à atteindre, le thérapeute définit, avec le patient, les objectifs thérapeutiques spécifiques, en travaillant sur le symptôme, ses antécédents et ses conséquences, mais sans reprendre toute l’histoire de la personne.
Lors de ce travail en commun, le patient apprend à observer, analyser, objectiver ses problèmes et leurs retentissements, pour finalement concevoir et construire des comportements alternatifs, qui ne déforment plus la réalité. Ces comportements nouveaux s’acquièrent par le biais d’exercices faits au rythme de chaque individu, par imagination d’abord, concrètement ensuite, sous forme de mise en situation de tâches habituellement déstabilisantes et difficiles.
Constamment guidé, informé, encouragé, le patient effectue ces exercices, pendant et entre les séances, condition indispensable à l’élaboration de nouvelles cognitions et de conduites plus appropriées.
Régulièrement évalués et réajustés durant toute la durée de la thérapie, les exercices aident finalement à mieux maîtriser les émotions douloureuses et limite significativement les pensées anxiogènes ou dépressives.
Par ce travail, les symptômes sont progressivement maîtrisés. Par l’allégement des tensions internes, les problématiques sont affrontées avec moins d’appréhension et plus de savoir-faire.
Avec des résultats globalement très satisfaisants et concrets dans le traitement de nombreux troubles, la TCC est une thérapie brève allant généralement de quelques semaines à quelques mois.
Néanmoins, il est parfois nécessaire, en fonction de l’ancienneté et la gravité du trouble, de prolonger la durée de la thérapie sur des périodes définies en commun, lorsqu’un suivi de prise en charge s’avère indispensable.
La durée des séances est de 30 min à 1 h en thérapie individuelle, et de 2 h à 2 h 30 en groupe, à raison d’une séance par semaine dans les deux cas, quand cela est possible.