En France, les services publics de psychiatrie sont sectorisés. Tous les départements français sont divisés en zones géographiques appelées « secteurs ». Pour chaque secteur, une même équipe assure tous les soins psychiatriques pour la population habitant dans cette zone. Cest-à-dire que, selon le lieu de résidence, une équipe de santé mentale est à disposition près du domicile, en cas de besoin.
Les soins pour les enfants ou les adolescents et ceux pour les adultes ne sont pas assurés par la même équipe. Ainsi existe-t-il des secteurs de psychiatrie pour adultes, correspondant à une zone géographique denviron 80 000 habitants, et des secteurs de psychiatrie pour enfants et adolescents (psychiatrie infanto-juvénile), correspondant à des zones d'environ 200 000 habitants.
Chaque secteur peut disposer de plusieurs lieux de soins, répartis sur son territoire : centre médico-psychologique (consultations, orientation), hôpital de jour, centre daccueil et de crise, centre de postcure, appartement thérapeutique, consultation spécialisée et unité dhospitalisation. Chaque service de psychiatrie est rattaché administrativement à un hôpital.
Loffre de soins psychiatriques à Paris est très diversifiée :
Paris est divisé en 28 secteurs de psychiatrie pour adultes (carte 1). Chacun est rattaché administrativement à lun des établissements de santé suivants : établissement public de santé Esquirol, établissement public de santé Maison-Blanche, groupe public de santé Perray-Vaucluse, centre hospitalier Sainte-Anne et Association de santé mentale du 13e arrondissement (ASM 13).
Les 12 secteurs de psychiatrie pour enfants et adolescents parisiens (carte 2) sont, quant à eux, rattachés soit à lun de ces 5 établissements de santé, soit à un hôpital de lAssistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ou à lInstitut mutualiste Montsouris.
Par ailleurs, il existe des lieux de soins non sectorisés, cest-à-dire ne dépendant pas du lieu dhabitation. Certains hôpitaux parisiens ont des services de psychiatrie pour adultes ou pour enfants, assurant consultations et hospitalisations.
Enfin, des structures associatives proposent également des soins psychiatriques.